Généalogie de la famille Portalis

Wilhelmine Lightone

Wilhelmine “Mina” LIGHTONEAge: 92 years17891881

Name
Wilhelmine “Mina” LIGHTONE
Given names
Wilhelmine
Nickname
Mina
Surname
LIGHTONE
Birth May 9, 1789 27
Note: Wormditt (en Allemand) est aujourd'hui une ville de Pologne nommée Orneta et située dans la Voïvodie de Varmie-Mazurie.
Death of a motherJulie DESSAUNIERS
1789
Note: Décède en mettant au monde Whilhelmine
MarriageEdouard, Claude, Philippe MOUNIERView this family
May 11, 1810 (Age 21 years)
Note: Liegnitz (en Allemand) est aujourd'hui une ville de Pologne nommée Legnica et située en Basse-Silésie.
Birth of a daughter
#1
Philippine, Renée, Adrienne MOUNIER
October 11, 1811 (Age 22 years)
Birth of a daughter
#2
Victorine Louise Albertine MOUNIER
September 22, 1814 (Age 25 years)
Note: Acte de décès : "...née à Paris ...."
Death of a sisterJeannette LIGHTONE
July 19, 1820 (Age 31 years)
Birth of a son
#3
Jean Joseph Philippe Louis Edouard MOUNIER
October 30, 1820 (Age 31 years)
Address: Dans le 10 eme, ancien arrondissement
Birth of a daughter
#4
Caroline, Victorine, Adrienne, Louise MOUNIER
August 13, 1823 (Age 34 years)
Citation details: Registre des actes reconstitués, V3E/N-1673
Marriage of a childFrédéric, Etienne, Auguste, vicomte PORTALISPhilippine, Renée, Adrienne MOUNIERView this family
December 11, 1828 (Age 39 years)
Citation details: Fonds 24 France 1800-1910
Text:
Le lieu n'est pas précisé. La mention Comte Siméon peut elle désigner un des enfants de Joseph-Jérome ?
Marriage of a childFrançois Ernest ANGLÈSVictorine Louise Albertine MOUNIERView this family
September 4, 1830 (Age 41 years)
Citation details: Fichiers alphabétique des actes reconstitués, V3E/M 748
Death of a sisterJulie LIGHTONE
1838 (Age 48 years)

Marriage of a childHarold, Jean-Baptiste PORTALISCaroline, Victorine, Adrienne, Louise MOUNIERView this family
August 12, 1840 (Age 51 years)
Death of a husbandEdouard, Claude, Philippe MOUNIER
May 11, 1843 (Age 54 years)
Citation details: V3E/D 1098
Death of a daughterVictorine Louise Albertine MOUNIER
December 4, 1860 (Age 71 years)
Address: Rue du Centre, n°4
Citation details: BMS 8ème arrt., registre V4E 872
Death of a daughterCaroline, Victorine, Adrienne, Louise MOUNIER
April 17, 1881 (Age 91 years)
Death November 24, 1881 (Age 92 years)
Citation details: V4E 3461
Family with parents - View this family
father
mother
elder sister
Jeannette LIGHTONE
Birth: June 23, 1787 25
Death: July 19, 1820, Rawitsch, , Voïvodie de Grande-Pologne, POLOGNE
18 months
elder sister
16 months
herself
Family with Edouard, Claude, Philippe MOUNIER - View this family
husband
herself
Marriage: May 11, 1810, Liegnitz, , , PRUSSE
17 months
daughter
3 years
daughter
6 years
son
Jean Joseph Philippe Louis Edouard MOUNIER
Birth: October 30, 1820 35 31, Paris, 75000, Seine, FRANCE
Death: September 7, 1895118 Bd de Courcelles, Paris, 75017, Paris, FRANCE
daughter
daughter

DeathAD75 - Acte de décès de Wilhelmine Lightone -1881
Citation details: V4E 3461
Birth
Wormditt (en Allemand) est aujourd'hui une ville de Pologne nommée Orneta et située dans la Voïvodie de Varmie-Mazurie.
Marriage
Liegnitz (en Allemand) est aujourd'hui une ville de Pologne nommée Legnica et située en Basse-Silésie.
Shared note
Souvenirs d'Adrienne MOUNIER, conservés aux Pradeaux, retranscrits par Bruno BIZALION : .../... Je voudrais conserver le peu que je sais de la famille de ma mère. On pourrait même dire, le peu qu'elle en sait elle-même. Son grand père, le Général Dessaunier (*) était d'origine Française, au service de la Prusse. Il avait fait la guerre de Sept Ans, avec le grand Frédéric, et ma mère conserve précieusement une pendule à rouage et sonnerie fort compliquée qui lui servait dans ses campagnes. Le Général Dessauniers est mort gouverneur de la forteresse de Glogau, en 1801. Sa veuve lui a survécu jusqu'en 1831. Ils avaient eu trois enfants: deux filles et un fils. Ce dernier, au service, naturellement, s'était fort richement marié dans la vieille Prusse. Il avait eu un fils qui était fort jeune lors des cérémonies de 1815. Venu jusque sous les murs de Paris, ma mère espérait bien voir son cousin, sans que ce désir ait pu être réalisé. De retour chez sa grand-mère maternelle, près de Gunbingenn, ce malheureux jeune homme, en s'amusant sur un des étangs de la terre, s'est noyé.... et cela après avoir échappé à tous les dangers de la guerre. Ma mère ne m'a rien dit de plus de son oncle, père de ce jeune Louis. L'aînée des filles avait épousée un M. de Püstlitz Zu Gaus (de l'Oie, assez singulier nom pour nous). Il était bien né. Il parait que c'était un mauvais sujet. Sa femme était revenue chez ses parents avec une fille qui est morte de la poitrine encore jeune. Mme de Püstlitz s'appelait Albertine, et c'est à cause de cette grand-tante que ma sœur s'appelait Albertine. Je ne sais pas le nom de baptême de la mère de ma mère. Elle avait épousé un officier irlandais au service de la Prusse Il s'appelait (Camille) Lightone, d'une très ancienne famille irlandaise que l'on disait remonter aux anciens rois d'Irlande. Ils ont eu trois filles. L'aînée Jenny était fort belle : Elle chantait et jouait de la harpe. La seconde, Julie était laide et se tenait à l'écart. La troisième était ma mère. Sa mère mourut en la mettant au monde. Les grands-parents prirent et gardèrent les trois pauvres petites filles. C'était en 1789. Dans le trouble qui suivit sa naissance, on oublia de baptiser l'enfant. L'évêque de Vasen, passant à Wordstitt vint visiter cette famille désolée. Il s'informa de l'enfant, la baptisa en se faisant son parrain. " Je l'appelle Wilhelmine, dit-il, c'est le nom national " Cette jolie petite fille blonde, aux yeux bleus, au teint magnifique fut élevée alors entre un grand-père qui l'adorait parce qu'elle lui rappelait sa fille, et sa grand-mère qui ne pouvait pas la voir parce qu'elle lui avait coûté sa fille. Il en résultait beaucoup de tiraillements, et, en résumé, l'enfant était fort gâtée. Un soir, elle avait quatre ans, elle dormait dans son petit lit. Un homme se penche sur elle, la réveille en l'embrassant ; elle sent des larmes couler sur son visage, des moustaches lui caresser la joue.. c'était son père ! Elle ne l'a jamais revu depuis lors. Il partait. Ma mère n'a jamais su où il allait. Ce récit m'a toujours extrêmement touchée A ce même âge de quatre ans, ma mère se rappelait parfaitement l'émotion causée par la mort de Louis XVI (au fond de la Silésie) et comment sa grand-mère avait pris le deuil. Je reviens aux deux sœurs aînées. En 1813 ou 1814, Jenny épousa le baron de Randow, veuf avec quatre enfants. Il habitait Rawitz, petite ville de Pologne, sur la frontière de la Silésie. Sa femme eut deux filles, puis elle mourut et le baron de Randow épousa sa belle-sœur Julie en troisième noces. Je crois qu'elle eut aussi deux filles. Que d'enfants ! un Alfred, un Henri, une Amalia, une Adelheit.... je ne me rappelle pas les autres noms. Il y avait encore dans l'intérieur du général et de la Générale Dessauniers, une vieille Mme de Francheville qu'on appelait " ma tante " par courtoisie. Ma mère ne se rappelle pas du tout pourquoi et comment elle était là. Elle était belle-sœur d'un abbé de Francheville, qui vivait à la Cour de Prusse en même temps que Voltaire et se disait son ami. Thiébault en parle dans ses souvenirs de 20 ans, comme s'étant réveillé d'une léthargie quand on allait l'enterrer. Il était dans son cercueil entouré de cierges allumés. En 1809, ma mère avait 20 ans. L'état dans lequel restait la Prusse après les victoires des Français la mettait au désespoir. Elle avait vécu à Glogau pendant le siège, couchant dans les casemates la nuit avec sa famille, allant aux hôpitaux le jour pour visiter les blessés en tâchant d'éviter les bombes. Puis Glogau dû se rendre. Elle vit les officiers et le gouverneur de la forteresse venir rendre leurs épées au général français. La ville fut frappée de la contribution de guerre. Il fallait que chaque jour, une somme considérable (3000F je crois) fut apportée à l'administrateur français. Elle vit s'en aller peu à peu tout ce que contenait la maison. Quand il n'y eut plus d 'argent, on vendit les bijoux, la vieille argenterie de la famille. Il venait d'horribles juifs qui pesaient, payaient, emportaient. Tout à l'heure il ne restait plus rien, et la haine allait toujours grandissant. Le général Vandamme, entr'autres a laissé d'affreux souvenirs. Un jour, on parle d'un jeune français chargé de l'administration de la Basse Silésie, qui depuis son arrivée n'avait pas voulu entendre parler des frais de table. "J'ai mes appointements ", disait-il, bientôt il ne fut plus question que de son désintéressement, de son humanité, de son zèle pour le bien de tous. La jeune Mina eut curiosité et désir de connaître ce jeune français si différent des autres dont on disait tant de bien. il s'était fait présenter à plusieurs familles de la ville, et le fut enfin à la Générale Dessauniers. A ses premières visites, il fut frappé de l'éclat, de la beauté de l’aînée des trois sœurs. Bien peu après, il remarqua la petite Mina, s'occupa d'elle et ne tarda pas à lui vouer un amour qui ne finit qu'avec lui. Leur union fut bien vite décidée. Cette allemande, si malheureuse des malheurs de son pays, détestant les français et leurs conquêtes, épousait un français et allait vivre en France. Mais, il fallait le consentement de l'Empereur. Mon père partit et le trouva à Compiègne. Il m'a raconté souvent qu'un des moments les plus pénibles de sa vie a été celui où il attendait dans une grande salle, précédant le cabinet de l'Empereur. Il m'a menée dans cette salle et me racontait ces détails encore avec une vive émotion ; Le consentement fut donné, mais pas sans peine. " Une Allemande ! Une Prussienne ! " répétait l'Empereur avec impatience; " N'y a-t-il donc pas assez de françaises ! ". Mon père retourna en toute hâte à Glogau, mais par une circonstance que j'ai oubliée, le mariage se fit dans la petite ville de Lignitz. L'Empereur avait donné si peu de temps qu'on dut repartir le jour même. Les voyages étaient longs alors ! Mes parents se marièrent le 11 Mai 1810. Par une fatalité touchante, mon père mourut le 11 Mai 1843. Jamais union ne fut plus tendre et plus heureuse, et ne laissa des regrets plus vifs et plus durables. .../... Adrienne Mounier, vicomtesse Portalis - 1878 (*) Jean Antoine von Dessaunieres né le 3 Aout 1731 en Alsace épouse en 1760 Jeannette Claire du Fresne de Francheville (Bruxelles 3 avril 1742, Glogau 29 mars 1830) Lieutenant en 1754, Capitaine dans le bataillon de Jeney en 1761, major en 1781, général chef de bataillon de fusilliers en 1789, général major et commandant de la place de Glogau de 1790 à 1795. Source annuaire militaire allemand
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