Généalogie de la famille Portalis

Joseph-Marie Portalis en tenue de vice-président de la cour de cassation.

Joseph Marie, “Charles” comte PORTALISAge: 80 years17781858

Name
Joseph Marie, “Charles” comte PORTALIS
Given names
Joseph Marie,
Surname
comte PORTALIS
Nickname
Charles
Birth February 19, 1778 31 25
Address: 25, rue de l'Opéra
Note: La maison sera vendue en 1859 (annonce parue dans le Mémorial d'Aix du 14 août 1859)
Christening February 21, 1778 (Age 2 days)
Birth of a sisterEmilie, “Sextia” PORTALIS
October 21, 1780 (Age 2 years)
Citation details: BMS Aix en Provence, paroisse de la Madeleine
Note: Lorsqu'il naissait un enfant aux consuls d'Aix en exercice, la ville intervenait au baptême, la coutume étant qu'il lui fût donné entre autres prénoms celui du fondateur de la cité, Sextius Calvinus; et cette coutume s'est maintenue jusque dans les premières années du XIX ème siècle.
Death of a sisterEmilie, “Sextia” PORTALIS
January 25, 1783 (Age 4 years)
Death of a paternal grandmotherMarie-Madeleine DAVID
after September 7, 1784 (Age 6 years)

Death of a maternal grandfatherJoseph-Sextius SIMEON
April 6, 1788 (Age 10 years)
Death of a maternal grandmotherMarie BRESSIER
November 18, 1788 (Age 10 years)
Birth of a brotherEtienne Marie Joseph “Marius” PORTALIS
December 8, 1791 (Age 13 years)
Citation details: BMS La Cadière, registre en ligne 7 E 29/13
Note: La commune de St-Cyr-sur-mer se sépare de la commune de La Cadière en 1825. Les Pradeaux appartiennent donc à la commune de la Cadière jusqu'à cette date.
Occupation
1er président de la cour de cassation, Conseiller d'état

Note:
PORTALIS Joseph-Marie Pair de France, ministre, sénateur du second empire, né à Aix en Provence le 19 février 1778, mort à Paris le 5 août 1858, fils de Jean Étienne Marie et de dame Marguerite Françoise Siméon; fit ses études sous la direction de son père : il était à peine âgé de douze ans lorsque la proscription qui menaçait son père les obligea tous deux à se réfugier à Lyon et de là à Paris. Le jeune Joseph assistait avec passion aux séances de la Convention; il se trouvait notamment à celle du 8 thermidor qui aboutit à la chute de Robespierre. Son père ayant été rendu à la liberté, Joseph Portalis débuta fort jeune encore par un article sur Montesquieu, inséré, en 1796, dans le 'Républicain Français'. Mais, les aléas révolutionnaires obligent son père à prendre le chemin de l’émigration puisqu’il se trouvait sur une liste de condamnés à la déportation le 18 fructidor an V. Ironie du sort c’est en partie sa défense véhémente du droit des émigrés qui condamna l’avocat l’obligeant à vivre lui-­même le sort de ses clients. Ainsi, les Portalis traversent d’abord la Suisse et s’installent un temps à Zurich après avoir refusé l’invitation de Necker de se réfugier à Coppet. De fin 1797 à début 1798 ils sont à Fribourg-­‐en-­‐ Brisgau et se lient d’amitié avec les Mallet du Pan père et fils rencontré à Zurich. Enfin, sur invitation du comte de Raventlau, ambassadeur du Danemark à Berlin, les Portalis prennent la route pour le Holstein et le château d’Emkendorf où ils sont restés de mai 1798 à leur retour en France en février 1800. C’est dans cet exil idyllique que Portalis l’ancien rédige avec son fils le célèbre ouvrage, proche du courant des monarchiens et des libéraux/conservateurs qui cherchaient une troisième voie entre Révolution et Restauration, intitulé "De l’usage et de l’abus de l’esprit philosophique au 18 ème siècle". Joseph‐Marie le publie en 1820 pour la première fois puis le réédite à plusieurs reprises en y ajoutant des essais de sa propre plume. Ce fut là qu Joseph-Marie fit paraître l'écrit intitulé: "Du devoir de l'historien de bien considérer le caractère et le génie de chaque siècle en jugeant les grands hommes qui y ont vécu". L'Académie de Stockholm couronna ce mémoire que l'auteur fit imprimer à Parie en 1800. Après le 18 Brumaire, Portalis et son père rentrèrent en France, et la faveur du chef de l'État aplanit pour Joseph la voie des dignités. Employé d'abord au congrès d'Amiens, puis envoyé à Londres avec le général Andréossy et ensuite à Berlin, il fut nommé ministre plénipotentiaire auprès du prince archi-chancelier résidant à Ratisbonne; mais, ayant sollicité la faveur de se rapprocher de sa famille, il fut rappelé et nommé secrétaire général du ministère des Cultes; à ce titre il joignit celui de maître des requêtes, peu après celui de Conseiller d'État, et enfin, en 1810, fut nommé directeur général de la librairie. Après la mort de son père en 1807, Joseph était resté quelques mois chargé du ministère des Cultes, qui fut ensuite confié à Bigot de Préameneu. Il avait été crée chevalier de l'Empire le 26 avril 1808, et comte le 9 décembre 1809. "Tant de faveurs accordées au jeune Portalis, lit-on dans la "Biographie des hommes du jour", comme récompenses des mérites et des travaux de son père, auraient dû inspirer au protégé de Napoléon quelques sentiments de reconnaissance en faveur de son bienfaiteur; il en fut tout autrement: le directeur général de la librairie trahit à la fois tous ses devoirs. On colportait en secret et on faisait circuler des bulles et des lettres du pape; Portalis prit part à cette conspiration ourdie par la cour papale qui servait d'instrument à l'oligarchie européenne. Non seulement Portalis ne dénonça pas la circulation de ces écrits, mais il la propagea: les accusations les plus graves pèsent sur lui à ce sujet ...." L'Empereur lui reprocha avec emportement, dans la séance du Conseil d'État du 4 janvier 1811, de n'avoir pas divulgué à l'autorité la connaissance qu'il avait eu par l'abbé d'Astros, son cousin, du bref de censure que le pape Pie VII avait adressé à ce chanoine contre la nomination du cardinal Maury comme archevêque de Paris. "Lorsque quelqu'un est tout a fait à moi, comme vous l'êtes, il répond de ceux qui lui appartiennent. Voilà quelles sont mes maximes, dit l'Empereur. Il faut être tout à moi, et tout faire pour moi. Vous m'avez trahi. Vous avez manqué à la reconnaissance et à votre devoir. Sortez." Et quand il fut sorti, Napoléon ajouta : "Depuis que je suis au gouvernement, voila le premier individu auprès de moi qui m'ait trahi". Puis il se tourna vers Locré qui rédigeait les procès-verbaux des séances : "Vous écrirez 'trahi', entendez-vous, Monsieur Locré? C'est le mot propre, le seul convenable à la conduite de M. Portalis." Destitué de tous ses emplois et exilé à quarante lieues de Paris, Portalis s'occupa de travaux philosophiques et littéraires. A la fin de 1813, Napoléon, oubliant son mécontentement, le nomma sur les vives sollicitations de Molé, le grand-juge, premier président de la cour impériale d'Angers. Lors de la restauration, Portalis garda ces fonctions, y fut maintenu pendant les Cent-Jours, et réussit encore à garder les bonnes grâces de Louis XVIII. Rentré au conseil d'État, il fut attaché au service ordinaire de la législation, et devint, dès lors, un des plus zélés défenseurs de la cause royaliste. Toujours prêt à témoigner des sentiments peu favorables à la presse, il présenta à la chambre des députés un projet de loi pour la répression des cris séditieux et fut nommé conseiller à la cour de Cassation (28 août 1815). Chargé(1818) d'une mission auprès de la cour de Rome, relativement à un nouveau Concordat, il reçut peu d'années après le titre de président de chambre à la cour de Cassation (août 1924). Dans l'intervalle, le duc Decazes l'avait appelé (5 mars 1819) à la Chambre des pairs, et (21 février 1820) au poste de sous-secrétaire d'État au ministère de la justice, qu'il conserva jusqu'à l'avènement du cabinet Villele (3 décembre 1821). Dans un rapport à la Chambre des pairs, en 1825, il révéla qu'un jacobin d'Ancenis, convoitant les propriétés de l'hôpital de Nantes, avait fait inscrire l'hôpital sur la liste des émigrés. Le 18 janvier 1827, Portalis fit à la Chambre des pairs son fameux rapport sur la pétition de M. de Montlosier contre la légalité de l'existence des jésuites en france. Promu garde des sceaux le 4 janvier 1828, lors de la constitution du cabinet Martignac, il attacha son nom à plusieurs mesures importantes, par exemple à celle qui abrogeait la censure et à celle qui réprimait les fraudes éléctorales. Il échangea, en mai 1829, le portefeuille de la justice contre celui des Affaires étrangères, que laissait vacant la retraite de M. de la Ferronnays, et qu'il garda jusqu'au 7 août suivant, à l'avenement du ministère Polignac. En quittant le pouvoir, il se réserva d'ailleurs la place de premier président à la cour de Cassation et de membre du conseil privé. Essentielement ami de l'autorité, il se rallia avec empressement au gouvernement de Louis-Philippe, et continua de prendre une part active aux travaux de la Chambre des pairs, dont il fut un des vice-présidents. Il se prononçat pour l'hérédité de la pairie, parla contre le rétablissement du divorce, et préta l'appui de sa voix et de son influence à toutes les mesures conservatrices et repressives. En 1835, il fut l'assesseur de MM. Pasquier et Decazes dans l'instruction du procès d'avril. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques (1832), section de legislation et de jurisprudence, il communiqua à l'Institut de remarquables "Observations sur le code sarde" comparé au code civil français. Lors de la révolution de 1848, Portalis conserva sa place de premier président de la Cour de cassation, au nom de la quelle il présenta des "Observations sur l'ordre judiciaire". Il affirma aussi ses opinions conservatrices et monarchistes dans un écrit intitulé : "L'Homme et la société". Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, L-N Bonaparte le nomma sénateur (26 janvier 1852). Un incident, lors de la prestation du serment des nouveaux sénateurs, montra, dit un historien, que le comte Portalis 'ne voulait pas renoncer à proclamer une fois de plus sa fidélité'. Son nom n'avait pas été appelé : il réclama contre cette omission, et, la formule du serment ayant été relue, M. Portalis préta à très haute voix, son huitième serment politique. Il s'associa au rétablissement de l'Empire, fut rapporteur (1856) du projet de loi sur la régence, et siégea au Luxembourg jusqu'a sa mort (5 août 1858). Grand-croix de la Légion d'Honneur.
Christening of a brotherEtienne Marie Joseph “Marius” PORTALIS
December 9, 1791 (Age 13 years)
Citation details: BMS La Cadière, registre 7 E 29/13
MarriageFrederikke Ernestine “Ina” HOLCKView this family
May 9, 1801 (Age 23 years)
Birth of a daughter
#1
Julie Françoise Stéphanie PORTALIS
July 22, 1803 (Age 25 years)
Note: Mention sur acte de décès
Birth of a son
#2
Frédéric, Etienne, Auguste, vicomte PORTALIS
April 13, 1804 (Age 26 years)
Death of a fatherJean Etienne Marie PORTALIS
August 25, 1807 (Age 29 years)
Citation details: Fichier alphabétique des actes reconstitués, registre V3E/D 1220
Note: Inhumé au Panthéon (caveau V)
Birth of a son
#3
Harold, Jean-Baptiste PORTALIS
August 2, 1810 (Age 32 years)
Birth of a daughter
#4
Marie Julie Calixte PORTALIS
October 15, 1811 (Age 33 years)
Citation details: BMS La Cadière, registre 7 E 29/19
Death of a daughterMarie Julie Calixte PORTALIS
after June 8, 1812 (Age 34 years)

Note:
Marie Julie Calixte figure dans le testament de sa grand mère Marguerite Françoise Siméon daté du 8 juin 1812. Vu: Décès 1812-1822 La Cadière.
Death of a motherMarguerite, Françoise SIMEON
August 25, 1813 (Age 35 years)
Citation details: Registre E_NUM_GEN_225
Text:
... est décédée en la principale maison de campagne de cette commune appartenant à Monsieur le Comte Portalis son fils ainé ...
Birth of a son
#5
Joseph, Ernest PORTALIS
October 17, 1816 (Age 38 years)
Citation details: Fichier alphabétique des actes reconstitués, registre V3E/N 1848
Marriage of a childPierre Rodolphe Gratien SAILLARDJulie Françoise Stéphanie PORTALISView this family
October 22, 1821 (Age 43 years)
Birth of a son
#6
Jules, Joseph PORTALIS
January 28, 1822 (Age 43 years)
Citation details: Fichiers alphabétiques des actes reconstitués, V3E/N 1848
Text:
(ancien arrondissement)
Marriage of a childFrédéric, Etienne, Auguste, vicomte PORTALISPhilippine, Renée, Adrienne MOUNIERView this family
December 11, 1828 (Age 50 years)
Citation details: Fonds 24 France 1800-1910
Text:
Le lieu n'est pas précisé. La mention Comte Siméon peut elle désigner un des enfants de Joseph-Jérome ?
Distinctions
Grand Croix de l'Ordre de la Légion d'Honneur
September 30, 1832 (Age 54 years)

Death of a wifeFrederikke Ernestine “Ina” HOLCK
September 2, 1838 (Age 60 years)
Address: Passy
Citation details: V3E/D 394
Marriage of a childHarold, Jean-Baptiste PORTALISCaroline, Victorine, Adrienne, Louise MOUNIERView this family
August 12, 1840 (Age 62 years)
Death of a brotherEtienne Marie Joseph “Marius” PORTALIS
1844 (Age 65 years)
Note: Cf : souvenirs d'Adrienne Portalis
Marriage of a childJoseph, Ernest PORTALISSidonie, Félicité, Josephine DAMEMMEView this family
June 16, 1846 (Age 68 years)
Death of a sonFrédéric, Etienne, Auguste, vicomte PORTALIS
August 30, 1846 (Age 68 years)
Citation details: Fichier alphabétique des actes reconstitués, registre V3E/D 1220
Marriage of a childJules, Joseph PORTALISMarie, Victoire BOULLÉEView this family
April 22, 1851 (Age 73 years)
Citation details: Fichiers alphabétiques des actes reconstitués, V3E/M 832
Marriage of a childJules, Joseph PORTALISElisabeth, Anne-Marie DAMEMMEView this family
July 3, 1854 (Age 76 years)
Citation details: Fichiers alphabétiques des actes reconstitués, V3E/M 832
Death August 5, 1858 (Age 80 years)
Citation details: Fichier alphabétique des actes reconstitués, registre V3E/D 1220
Title
comte

Note:
1er comte Portalis Chevalier de l'empire (L.P. 26/04/1808), comte de l'empire (L.P. 09/12/1809), donataire d'une rente de 12.000 fr en Poméranie par décret impérial du 15/08/1809 et sur le canal du midi (décret du 16/01/1810). Pair de France, héréditaire, par ordonnance du 05/03/1819. Baron-pair sur institution de majorat de pairie (L.P. du 12/05/1820), L'hôtel Portalis, situé rue Croix des Petits Champs, en a constitué le majorat.

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father
mother
Marriage: August 8, 1775, Le Beausset, 83330, Var, FRANCE
3 years
himself
3 years
younger sister
Emilie, “Sextia” PORTALIS
Birth: October 21, 1780 34 28, Aix en Provence, 13100, Bouches-du-Rhône, FRANCE
Death: January 25, 1783, Aix en Provence, 13100, Bouches-du-Rhône, FRANCE
11 years
younger brother
Etienne Marie Joseph “Marius” PORTALIS
Birth: December 8, 1791 45 39Les Pradeaux, St Cyr sur Mer, 83270, Var, FRANCE
Death: 1844, La Guaira, , , VENEZUELA
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himself
wife
Marriage: May 9, 1801, Königsbrück, 14 6 25 270, Saxe, ALLEMAGNE
2 years
daughter
9 months
son
6 years
son
14 months
daughter
Marie Julie Calixte PORTALIS
Birth: October 15, 1811 33 26, La Cadière d'Azur, 83740, Var, FRANCE
Death: after June 8, 1812
5 years
son
5 years
son

BirthAD13 - Acte de baptême de Joseph Marie Portalis
ChristeningAD13 - Acte de baptême de Joseph Marie Portalis
DistinctionsBase Leonore - dossier Portalis Joseph Marie
DeathAD75 - Acte de décès de Joseph Marie Portalis
Citation details: Fichier alphabétique des actes reconstitués, registre V3E/D 1220
Birth
La maison sera vendue en 1859 (annonce parue dans le Mémorial d'Aix du 14 août 1859)
Occupation
PORTALIS Joseph-Marie Pair de France, ministre, sénateur du second empire, né à Aix en Provence le 19 février 1778, mort à Paris le 5 août 1858, fils de Jean Étienne Marie et de dame Marguerite Françoise Siméon; fit ses études sous la direction de son père : il était à peine âgé de douze ans lorsque la proscription qui menaçait son père les obligea tous deux à se réfugier à Lyon et de là à Paris. Le jeune Joseph assistait avec passion aux séances de la Convention; il se trouvait notamment à celle du 8 thermidor qui aboutit à la chute de Robespierre. Son père ayant été rendu à la liberté, Joseph Portalis débuta fort jeune encore par un article sur Montesquieu, inséré, en 1796, dans le 'Républicain Français'. Mais, les aléas révolutionnaires obligent son père à prendre le chemin de l’émigration puisqu’il se trouvait sur une liste de condamnés à la déportation le 18 fructidor an V. Ironie du sort c’est en partie sa défense véhémente du droit des émigrés qui condamna l’avocat l’obligeant à vivre lui-­même le sort de ses clients. Ainsi, les Portalis traversent d’abord la Suisse et s’installent un temps à Zurich après avoir refusé l’invitation de Necker de se réfugier à Coppet. De fin 1797 à début 1798 ils sont à Fribourg-­‐en-­‐ Brisgau et se lient d’amitié avec les Mallet du Pan père et fils rencontré à Zurich. Enfin, sur invitation du comte de Raventlau, ambassadeur du Danemark à Berlin, les Portalis prennent la route pour le Holstein et le château d’Emkendorf où ils sont restés de mai 1798 à leur retour en France en février 1800. C’est dans cet exil idyllique que Portalis l’ancien rédige avec son fils le célèbre ouvrage, proche du courant des monarchiens et des libéraux/conservateurs qui cherchaient une troisième voie entre Révolution et Restauration, intitulé "De l’usage et de l’abus de l’esprit philosophique au 18 ème siècle". Joseph‐Marie le publie en 1820 pour la première fois puis le réédite à plusieurs reprises en y ajoutant des essais de sa propre plume. Ce fut là qu Joseph-Marie fit paraître l'écrit intitulé: "Du devoir de l'historien de bien considérer le caractère et le génie de chaque siècle en jugeant les grands hommes qui y ont vécu". L'Académie de Stockholm couronna ce mémoire que l'auteur fit imprimer à Parie en 1800. Après le 18 Brumaire, Portalis et son père rentrèrent en France, et la faveur du chef de l'État aplanit pour Joseph la voie des dignités. Employé d'abord au congrès d'Amiens, puis envoyé à Londres avec le général Andréossy et ensuite à Berlin, il fut nommé ministre plénipotentiaire auprès du prince archi-chancelier résidant à Ratisbonne; mais, ayant sollicité la faveur de se rapprocher de sa famille, il fut rappelé et nommé secrétaire général du ministère des Cultes; à ce titre il joignit celui de maître des requêtes, peu après celui de Conseiller d'État, et enfin, en 1810, fut nommé directeur général de la librairie. Après la mort de son père en 1807, Joseph était resté quelques mois chargé du ministère des Cultes, qui fut ensuite confié à Bigot de Préameneu. Il avait été crée chevalier de l'Empire le 26 avril 1808, et comte le 9 décembre 1809. "Tant de faveurs accordées au jeune Portalis, lit-on dans la "Biographie des hommes du jour", comme récompenses des mérites et des travaux de son père, auraient dû inspirer au protégé de Napoléon quelques sentiments de reconnaissance en faveur de son bienfaiteur; il en fut tout autrement: le directeur général de la librairie trahit à la fois tous ses devoirs. On colportait en secret et on faisait circuler des bulles et des lettres du pape; Portalis prit part à cette conspiration ourdie par la cour papale qui servait d'instrument à l'oligarchie européenne. Non seulement Portalis ne dénonça pas la circulation de ces écrits, mais il la propagea: les accusations les plus graves pèsent sur lui à ce sujet ...." L'Empereur lui reprocha avec emportement, dans la séance du Conseil d'État du 4 janvier 1811, de n'avoir pas divulgué à l'autorité la connaissance qu'il avait eu par l'abbé d'Astros, son cousin, du bref de censure que le pape Pie VII avait adressé à ce chanoine contre la nomination du cardinal Maury comme archevêque de Paris. "Lorsque quelqu'un est tout a fait à moi, comme vous l'êtes, il répond de ceux qui lui appartiennent. Voilà quelles sont mes maximes, dit l'Empereur. Il faut être tout à moi, et tout faire pour moi. Vous m'avez trahi. Vous avez manqué à la reconnaissance et à votre devoir. Sortez." Et quand il fut sorti, Napoléon ajouta : "Depuis que je suis au gouvernement, voila le premier individu auprès de moi qui m'ait trahi". Puis il se tourna vers Locré qui rédigeait les procès-verbaux des séances : "Vous écrirez 'trahi', entendez-vous, Monsieur Locré? C'est le mot propre, le seul convenable à la conduite de M. Portalis." Destitué de tous ses emplois et exilé à quarante lieues de Paris, Portalis s'occupa de travaux philosophiques et littéraires. A la fin de 1813, Napoléon, oubliant son mécontentement, le nomma sur les vives sollicitations de Molé, le grand-juge, premier président de la cour impériale d'Angers. Lors de la restauration, Portalis garda ces fonctions, y fut maintenu pendant les Cent-Jours, et réussit encore à garder les bonnes grâces de Louis XVIII. Rentré au conseil d'État, il fut attaché au service ordinaire de la législation, et devint, dès lors, un des plus zélés défenseurs de la cause royaliste. Toujours prêt à témoigner des sentiments peu favorables à la presse, il présenta à la chambre des députés un projet de loi pour la répression des cris séditieux et fut nommé conseiller à la cour de Cassation (28 août 1815). Chargé(1818) d'une mission auprès de la cour de Rome, relativement à un nouveau Concordat, il reçut peu d'années après le titre de président de chambre à la cour de Cassation (août 1924). Dans l'intervalle, le duc Decazes l'avait appelé (5 mars 1819) à la Chambre des pairs, et (21 février 1820) au poste de sous-secrétaire d'État au ministère de la justice, qu'il conserva jusqu'à l'avènement du cabinet Villele (3 décembre 1821). Dans un rapport à la Chambre des pairs, en 1825, il révéla qu'un jacobin d'Ancenis, convoitant les propriétés de l'hôpital de Nantes, avait fait inscrire l'hôpital sur la liste des émigrés. Le 18 janvier 1827, Portalis fit à la Chambre des pairs son fameux rapport sur la pétition de M. de Montlosier contre la légalité de l'existence des jésuites en france. Promu garde des sceaux le 4 janvier 1828, lors de la constitution du cabinet Martignac, il attacha son nom à plusieurs mesures importantes, par exemple à celle qui abrogeait la censure et à celle qui réprimait les fraudes éléctorales. Il échangea, en mai 1829, le portefeuille de la justice contre celui des Affaires étrangères, que laissait vacant la retraite de M. de la Ferronnays, et qu'il garda jusqu'au 7 août suivant, à l'avenement du ministère Polignac. En quittant le pouvoir, il se réserva d'ailleurs la place de premier président à la cour de Cassation et de membre du conseil privé. Essentielement ami de l'autorité, il se rallia avec empressement au gouvernement de Louis-Philippe, et continua de prendre une part active aux travaux de la Chambre des pairs, dont il fut un des vice-présidents. Il se prononçat pour l'hérédité de la pairie, parla contre le rétablissement du divorce, et préta l'appui de sa voix et de son influence à toutes les mesures conservatrices et repressives. En 1835, il fut l'assesseur de MM. Pasquier et Decazes dans l'instruction du procès d'avril. Membre de l'Académie des sciences morales et politiques (1832), section de legislation et de jurisprudence, il communiqua à l'Institut de remarquables "Observations sur le code sarde" comparé au code civil français. Lors de la révolution de 1848, Portalis conserva sa place de premier président de la Cour de cassation, au nom de la quelle il présenta des "Observations sur l'ordre judiciaire". Il affirma aussi ses opinions conservatrices et monarchistes dans un écrit intitulé : "L'Homme et la société". Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, L-N Bonaparte le nomma sénateur (26 janvier 1852). Un incident, lors de la prestation du serment des nouveaux sénateurs, montra, dit un historien, que le comte Portalis 'ne voulait pas renoncer à proclamer une fois de plus sa fidélité'. Son nom n'avait pas été appelé : il réclama contre cette omission, et, la formule du serment ayant été relue, M. Portalis préta à très haute voix, son huitième serment politique. Il s'associa au rétablissement de l'Empire, fut rapporteur (1856) du projet de loi sur la régence, et siégea au Luxembourg jusqu'a sa mort (5 août 1858). Grand-croix de la Légion d'Honneur.
Title
1er comte Portalis Chevalier de l'empire (L.P. 26/04/1808), comte de l'empire (L.P. 09/12/1809), donataire d'une rente de 12.000 fr en Poméranie par décret impérial du 15/08/1809 et sur le canal du midi (décret du 16/01/1810). Pair de France, héréditaire, par ordonnance du 05/03/1819. Baron-pair sur institution de majorat de pairie (L.P. du 12/05/1820), L'hôtel Portalis, situé rue Croix des Petits Champs, en a constitué le majorat.
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Souvenirs de Wilhelmine Portalis épouse de Victor Delacour, conservés aux Pradeaux, retranscrits par Bruno BIZALION : . . . / . . . Souvenirs sur le Comte Portalis Les Pradeaux, Octobre 1866 J'entreprends aujourd'hui une tâche difficile, délicate. j'ai hésité longtemps.. Mon cœur m'y attirait, et le sentiment de mon insuffisance m'en éloignait. Puis l'émotion me gagne.... Fixer ainsi ces chers souvenirs me remet encore plus en mémoire ce que j'ai perdu, et toutes les jouissances de cœur et d'esprit qui m'ont été ravies ! A mesure que le temps avance, je sens mieux la grandeur de la perte. A mesure que j'écris, je regrette de ne pas savoir mieux le faire sentir aux autres. J'essaie cependant. Toutes informes que soient ces pages elles tirent leur intérêt d'elle-même et c'est là que je trouve mon encouragement et mon excuse Il ne s'agit ici, ni de mémoires, ni de récits, mais de quelques traits qui fassent connaître et apprécier l'homme comprendre le caractère et par suite juger les actions. J'ai écrit au courant de la plume, sans ordre, sans méthode. j'ai pris au hasard dans ma mémoire Je me rappelle tout d'abord ces souvenirs d'enfance auxquels M. Portalis revenait si volontiers. La vie de famille à Aix, les heures qu'il passait dans le cabinet de son père, blotti dans la corbeille à papier pendant que les clients racontaient leurs affaires. Il se souvenait très bien de Mme de Mirabeau, " qui était jolie, bossue, et l'avait pris sur ses genoux ". Il s'endormait quelquefois au cours des discussions sur son procès. "Petit, lui disait-elle, réveille toi nonobstant appel ". Encore tout enfant, dans ce cabinet, il prenait et lisait Tacite. " Laissez le faire, disait son père, il rapetisse Tacite, il le met à sa taille ! " C'était déjà l'annonce de cette disposition naturelle au travail qui n'a jamais varié chez lui, de cet amour de l'étude qu'il a gardé toute sa vie et a fait de lui l'homme le plus instruit sans autres secours que ce zèle et cet esprit de suite. Il n'y avait ni cours ni professeurs à l'époque de sa jeunesse. Étant à Paris en pleine Terreur (Il y était arrivé avec sa famille le 31 Décembre 1793), il m'a raconté bien des fois comment il passait ses journées. Son père avait été mis en prison.. Lui et sa mère habitaient un petit appartement de la rue du croissant, servis par un vieux provençal, qui avait su subi avec eux toutes les horreurs du siège de Lyon. Leur misère était si grande que qu'ils ne vivaient que de pommes de terres dont le vieux domestique leur mesurait encore les portions Absorbé dans les soins de la délivrance de son père, ou errant dans Paris, sans but (il avait 15 ans) sans occupations, il s'arrêtait sur le quai près de l'Institut et prenait un livre dans l'étalage de ces bouquinistes qui y ont été de tout temps et lisait plusieurs heures appuyé contre les piliers des arcades. Il mettait une marque dans le volume et revenait le lendemain. Quelquefois le volume avait été vendu ; c'était un grand mécompte. Il a lu ainsi bien des ouvrages Plus tard, sous le Directoire, il allait trois fois par semaine à 6 heures du matin, par un froid glacial, à travers tout Paris, prendre des leçons de physique et d'anglais. Quelquefois, il arrivait, sortant du bal, après avoir dansé toute la nuit. Car le comte Portalis, tel que nous l'avons vu avait beaucoup aimé la danse, mais cela n'a pas duré. Nous revenons, Maman, Grand-mère et moi de la Place Royale. Nous allions y voir l'ancien hôtel où habitèrent mes grands parents et où maman est née. Nous sommes entrés dans la cour. Peu de changements. Cet hôtel était devenu la demeure des Portalis en 1817 L'oncle de Portalis le Jeune avait été chargé par lui de ses affaires de fortune quand il alla à Rome pour succéder au duc de Blacas pour la rédaction du Concordat. L'oncle David ayant une grosse somme d'argent entre les mains acheta la maison de la Place Royale comme placement. A son retour de Rome en 1818, mon arrière grand-père s'y installa. Il ne la quitta qu'en 1848 après la Révolution. A cette époque l'hôtel fut vendu. Ma grand-mère avait été si effrayée par les scènes de la Révolution qu'elle demanda à grand-père de se défaire de cet hôtel. On avait senti le feu à la porte de la bibliothèque. Maman vit de la fenêtre de sa chambre un garde municipal tué par l'émeute, à la porte de la mairie, qui est aujourd'hui au même endroit. L'hôtel était devenu trop petit : on le vendit. Il avait été acheté 40 000 F et fut vendu, je crois 80 000 F. . . . / . . . Ecrit probablement par Wilhelmine Portalis épouse de Victor Delacour
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Portrait par Jean-Baptiste Mauzaisse. Au dos : M. Portalis Garde des Sceaux 1835 Propriété Edouard Portalis. Dimension : 17*24, certainement l'esquisse du tableau situé aux Pradeaux.
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Note: Joseph-Marie photographié
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Note:
Daumier, Honoré (1808-1879). Lithographe Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVEFT4-QB-370(94) Caricature de trois juges des insurgés d'avril (procès de 1835)
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